la question : A qui mon enfant ressemblera t il ? » est sans doute celle que vous vous posez le plus souvent. C’est une question que les femmes se posent depuis le commencement du monde et à laquelle les hommes ont cherché à répondre en découvrant pourquoi tel enfant ressemblait à son père, tel autre à sa mère, tel autré à un grand père ou à un lointain aïeul.
Pendant des millénaires, ils ont cherché en vain. Comment auraient ils trouvé puisqu’ils ignoraient jusqu’au B A BA de la naissance ? Au siècle dernier encore, on ne savait même pas exactement comment l’enfant était conçu. Etait ce le père qui donnait la vie, était ce la mère ? L’enfant se formait il peu à peu dans le ventre de sa mère, ou bien s’y trouvait il déjà tout formé ?
Aristote pensait que la mère donnait la matière, et le père, la forme. Mais il fallut qu’un ecclésiastique italien, l’abbé Spallanzani, mît des caleçons de taffetas à des crapauds et leur présentât des grenouilles, pour que celles ci demeurant stériles on pût se convaincre que le père jouait son rôle dans la conception. Il fallut qu’un drapier hollandais, Leeuwenhoek, examinât dans le comptefils qu’il avait perfectionné (l’ancêtre du microscope) un peu de semence mâle pour qu’on connût l’existence des spermatozoïdes. Il fallut qu’un célèbre physiologiste anglais, Harvey découvrèur de la circulation du sang prouvât que l’oeuf de poule ne contenait pas un poulet miniature, mais un germe gélatineux, pour ébranler la croyance que toute l’humanité avait été contenue, minuscule, mais formée dans ses moindres détails, dans le ventre de notre mère Eve. Enfin, il fallut qu’un physicien allemand, Hertwig, pêchant des oursins en Corse, vit de ses yeux leurs spermatozoïdes prendre d’assaut l’ovule d’une femelle et l’un d’eux y pénétrer, pour revéler à l’humanité, il y a quatre vingts ans à peine, le secret de la reproduction. On savait désormais que tout être humain a pour point de départ un oeuf, cellule mixte résultant de la rencontre ovule spermatozoïde.
Restait à découvrir les chromosomes, ce qui eut lieu quelques années plus tard. Dès lors, la science de l’hérédité pouvait naître.
Elle naquit grâce à deux hommes : un moine jardinier et le fils d’un personnage d’Autant en emporte le vent.
Toute la Génétique repose donc sur une certitude : l’héritage des ressemblances avec nos ascendants est contenu dans l’oeuf une fois pour toutes. La preuve à l’appui de cette certitude, nous l’avons sous nos yeux, autour de nous. Ce sont les jumeaux. ...
Jusqu’ici, nous vous avons surtout parlé de la théorie de la Génétique. Mais voici qui vous intéresse pratiquement UN TRAIT FAMILIAL QUI A SAUTE PLUSIEURS GENERATIONS PEUT REPARAITRE TOUT A COUP. Un enfant blond peut apparaître au milieu d’une ...
Si une mère appartient au groupe O celui des donneurs et que son fils soit du groupe A, le père fait nécessairement partie du groupe A ou AB. Il est impossible que des parents du groupe O aient un enfant du groupe B. De même, un couple appartenant ...
Si nous pouvions ouvrir un chromosome, nous verrions qu’il est constitué d’un ensemble de particules dont chacune a son rôle propre, indépendant et déterminé : ce sont les gènes. On évalue c approximativement la taille des gènes à quelques millionièmes ...
Neveu d’un général de la Guerre de Sécession, l’Américain Thomas Hunt Morgan (1866 l945) descendait d’une vieille famille anglaise dont ses biographes nous disent qu’elle avait l’esprit autoritaire et cavalier, et les sentiments tout mangés par le vieux ...
Vers le milieu du siècle dernier, dans le potager d’un monastère de Moravie, un moine obscur cultivait des petits poise II était cependant autre chose qu’un simple jardinier de couvent. La curiosité scientifique guidait ses expériences. Fils de ...