Mais sachez que, pour se développer normalement, votre enfant ne se contentera pas de vos soins vigilants et d’un biberon toutes les trois heures. Il lui faudra aussi toute votre affection. Donnez la lui dès le premier jour.
Une expérience racontée par Anna Wolf dans son livre : Vos enfants et vous, prouve à quel point le manque d’affection peut entraver le développement d’un nouveau né.
Dans une maternité modèle, un groupe de nourrissons étaient soignés dans des conditions d’hygiène et de confort exceptionnelles. Leur régime était étudié dans le menu détail. Et cependant, pour des raisons mystérieuses, ces bébés étaient moins robustes que ceux de l’extérieur qu’on amenait à la consultation hebdomadaire. Les bébés qui grandissaient chez eux, parfois dans des quartiers insalubres, montraient une nette supériorité générale sur les enfants élevés à la maternité. Les médecins y perdaient leur latin. Ils s’avisèrent enfin que la seule chose qui manquât aux bébés de la clinique et que les enfants de la ville recevaient à profusion, était l’affection. Le lendemain, au dessus de chaque berceau on pouvait lire la recommandation suivante : Une heure de tendresse par jour. Les infirmières ne donnèrent plus seulement leurs soins aux bébés, mais aussi leur affection. Très vite, les nourrissons reprirent du poids et des joues roses. Si vous n’êtes pas envahie dès le premier jour par un immense élan d’affection pour l’enfant que vous venez de mettre au monde, n’allez pas vous croire une mauvaise mère.
L’amour maternel n’est pas toujours un coup de foudre. Il ne se développe souvent que peu à peu, semaine après semaine. Vous n’en prendrez peut être pleinement conscience que le jour où, pour la première fois, vous serez obligée de vous séparer de votre enfant.
En attendant, occupez vous de lui avec joie. Prenez chaque jour un moment, après l’avoir baigné, nourri, changé, pour vous asseoir près de lui, lui parler, lui sourire. Ses yeux vous voient encore mal, mais son cour vous entend. S’il pleure, ne fermez pas la porte de sa chambre, prenez le dans vos bras. On vous dira peut être que c’est une mauvaise habitude. Est ce bien sûr ? Lorsqu’un bébé pleure, ce n’est pas toujours par caprice. Ses cris sont souvent des cris du cour : il réclame sa mère parce qu’il a besoin d’elle.
Vous serez largement récompensée 4e vos peines lorsque votre enfant vous adressera son premier sourire, et lorsque le premier mot que ses lèvres prononceront sera votre nouveau nom : Maman.