Lorsqu’un enfant apprécie particulièrement un plat, évitez de le lui servir tous les jours, il en serait vite dégoûté.
Tâchez de ne donner à votre bébé que des aliments très frais.
Pour les repas, il vaut mieux respecter un horaire régulier sans toutefois tomber dans la rigidité.
Il faut également consacrer un temps suffisamment long aux repas. Si vos enfants mangent trop vite, donnez leur de petites quantités de nourriture à la fois.
Evitez l’alimentation (mixée) au delà du temps où elle est absolument indispensable. Après 18 mois, il est inutile de réduire tous les aliments en purée. Réservez ce traitement aux seules pommes de terre.
En règle générale, ne forcez pas sur les hydrates de carbone (sucre, pâtes, féculents) mais efforcez vous d’apporter à votre enfant une alimentation riche en protéines (oeufs, fromages, poissons, viandes).
Dès le moment où l’enfant distingue bien les différents aliments et les apprécie, tâchez de les lui présenter de manière appétissante, et si possible bien chauds. Vous contribuerez ainsi à ce qu’il conserve son bel appétit.
Le cerfeuil, l’estragon et le persil sont des herbes qui donnent bon goût aux aliments et qui sont particulièrement riches en vitamines. Il est bon de les mettre dans les salades et même dans les purées.
Enfin, il faut suivre les prescriptions du médecin, sans toutefois faire du zèle : à 2 mois, 2% de farine incorporée au biberon permettent une meilleure digestion du lait de vache. Si l’on ajoute 4% de farine, on a de fortes chances de voir apparaître des troubles digestifs et une diarrhée.
Soyez également très précise en ce qui concerne l’administration de la vitamine D. En effet, entre 6 semaines et 18 mois, 1500 unités de cette vitamine empêchent le rachitisme, 3000 unités intoxiquent le bébé et entravent son bon développement.
Les troubles digestifs ne sont pas toujours provoqués par les aliments. Le plus souvent, ils sont dus à une infection ou à une technique alimentaire inadéquate (repas trop rapprochés, rations trop importantes).
Il ne faut donc pas systématiquement changer d’aliments dès qu’apparaît le moindre trouble digestif chez le jeune enfant.
Un enfant ne doit pas obligatoirement manger de tout. Ce principe paraît certes respectable à certains, mais s’il ne peut être appliqué qu’au prix de scènes et de conflits, il nous paraît critiquable, voire même erroné.
Le sucre ne calme pas (contrairement à une opinion très répandue). Un enfant qui se gave de bonbons et de tartines dégoulinantes de confiture n’est pas forcément plus calme qu’un autre, mais certainement plus gros !
Le dessert ne doit pas être une récompense, mais l’un des éléments de l’équilibre alimentaire.
Il n’est plus indispensable de boire un demi litre de lait par jour après l’âge de 2 ans. Yogourts, petits suisses et fromages peuvent très avantageusement prendre le relais.
Evitez le traditionnel « une cuillère pour papa, une cuillère pour maman ». L’enfant doit en effet manger, non pas pour faire plaisir, mais pour se faire plaisir, pour assouvir sa faim. Vous risquez de le dégoûter de la nourriture en le contraignant à ce petit chantage affectif.
Les viandes rouges ne sont pas plus fortifiantes que les autres ; le veau est aussi nourrissant que le boeuf, et le poulet n’a rien à envier à l’agneau. Le boeuf et l’agneau néanmoins sont plus digestes que le veau.
Enfin, le foie de veau n’est pas meilleur que tous les autres quant à sa teneur en fer, mais son goût est plus fin.