Vous pouvez nourrir sans crainte votre bébé avec des aliments contenus dans des petits pots ; ils sont préparés dans des conditions optimales d’hygiène et de fraîcheur.
De plus, les aliments y sont broyés de manière extrêmement fine, ce qui permet au bébé de les digérer très vite et surtout de les accepter facilement dans son régime : en effet, une cuillerée de ces légumes ou de ces fruits ajoutée à un biberon ne modifie véritablement ni le goût, ni la consistance de celui ci.
Mais si les fruits ont un goût agréable et différencié, il n’en va pas de même pour les légumes, qui sont souvent fades et qu’il conviendra donc d’agrémenter. N’ajoutez pas de sel, car ils sont très bien dosés. Il faut utiliser modérément les petits pots, car un bébé nourri exclusivement de cette manière mangera moins facilement de tout plus tard.
Certains bébés désirent boire de l’eau et d’autres pas. Pour connaître les besoins du vôtre, présentez lui un peu d’eau entre les repas, une ou deux fois par jour.
Si, en temps normal, l’eau est facultative dans le régime du bébé, elle devient indispensable lorsqu’il fait très chaud ou lorsque l’enfant a de la fièvre.
En fait, jusqu’à un an, beaucoup de bébés ne boivent jamais d’eau mais, si votre bébé l’aime, n’hésitez pas à lui en donner autant qu’il en réclame. Jusqu’à un an, il vaut mieux lui présenter de l’eau minérale non gazeuse ou de l’eau bouillie.
Le régime ’du tout petit couvre tous ses besoins en vitamines, sauf ceux en vitamine D. Cette dernière est antirachitique, elle permet une bonne absorption de calcium et une bonne fixation de celui ci sur la trame des os. Elle est contenue dans le beurre, le jaune d’oeuf, les matières grasses, et est fabriquée par l’organisme sous l’influence des rayons ultraviolets d’origine solaire.
Mais, quel que soit l’ensoleillement, l’organisme de l’enfant de moins cinq ans est incapable d’en produire manière suffisante à couvrir ses besoins. Aussi est il nécessaire d’administrer régulièrement de la vitamine D au bébé. Mais attention, ne dépassez pas la dose prescrite.
Pour parer à un risque d’anémie provoquée par une carence en hémoglobine, il est utile d’administrer systématiquement du fer : dès l’âge de deux ou trois mois, aux prématurés, aux bébés de petits poids ou à ceux qui ont déjà présenté une infection. On trouve en pharmacie des sirops à base de fer ; le médecin vous indiquera les doses et la durée du traitement.
Tous les enfants n’ont pas un appétit semblable ; il convient de respecter celui de chacun, car il correspond à ses besoins.
En général, au cours de la première année, les enfants ne se font pas prier pour manger, car ils ont besoin de beaucoup de nourriture pour assurer leur croissance : leur poids de naissance va tripler et leur taille augmenter de 50%.
Leur appétit sera donc régulier ; des habitudes alimentaires stables ainsi qu’une attention à leurs goûts culinaires favoriseront son maintien.
Mais cet appétit n’est pas à l’abri de fluctuations d’ordre tant psychologique que physiologique :
D’autre part, n’oubliez pas qu’il existe des variations quotidiennes, voire hebdomadaires de l’appétit et qui ont une fonction régulatrice : tel enfant qui a beaucoup mangé pendant une semaine fera la petite bouche pendant la semaine suivante.
Si l’enfant mange peu, ne vous inquiétez pas et surtout n’insistez pas, ne déployez pas des trésors d’imagination pour lui faire avaler une bouchée ; ne faites pas en sorte que les repas deviennent pour lui une occasion de tester son pouvoir sur vous et, inversement, n’usez pas de votre pouvoir pour le faire manger par la contrainte. Si le manque d’appétit persiste et s’accompagne d’une perte de poids, n’hésitez pas à consulter un médecin.