Les spécialistes n’essaient pas de dresser un animal quand il est fatigué, malade, ou qu’il tente de quelque manière que ce soit 1 d’éviter d’apprendre. L’animal doit être prêt à entendre ce que 4 son dresseur veut lui dire. .
Dans une expérience passionnante, un psychologue a enregistré des signaux sur des cerveaux de chats. Ces signaux indiquaient qu’un son avait été transmis le long du nerf auditif et avait atteint le cerveau. A chaque fois qu’un petit déclic survenait près de l’oreille du chat, l’appareil enregistreur situé au niveau du cerveau montrait un changement spécifique. Puis, l’opérateur plaçait devant le chat un bocal de verre contenant des souris vivantes. II faisait à nouveau entendre le déclic. Cette fois l’appareil enregistreur ne montrait aucun changement dans le cerveau. L chat n’entendait plus ce qui avait été parfaitement audible précédemment. Le bruit n’atteignait plus les centres cérébraux supérieurs.
Nous essayons trop souvent d’enseigner quelque chose à un enfant quand il n’est pas en condition d’apprendre. Pensez, par exemple, aux « sermons » que nous faisons lorsque l’enfant est en larmes, après avoir mal agi, ou pendant une discussion familiale.
Le petit Jean vient de lancer un cube à la tête de sa soeur et on lui a donné une fessée. Tandis que Jean hurle comme un perdu, sa mère choisit ce moment pour lui faire la leçon. « Que penserais tu si ta soeur t’avait frappé avec ce cube ? Tu ne peux donc pas respecter les sentiments des autres ? »
Empruntons ce principe aux psychologues du renforcement de la motivation : n’essayons pas d’enseigner quelque chose à un enfant fatigué ou contrarié et qui de toute façon refuse de se mettre en situation d’apprendre, car c’est pure folie.