Parfois l’isthme utérin a subi une lésion qui a pu entraîner une ouverture précoce du col (dans l’hypothèse d’une menace d’avortement spontané ou d’accouchement prématuré) ; si cette ouverture a été prouvée par la radiographie de l’utérus et par le test aux bougies de Hegar, il devient possible, lors de la survenue d’une grossesse ultérieure, de pratiquer une intervention appelée cerclage du col utérin.
Cette opération consiste à placer, tout autour du col utérin, par voie vaginale, une bandelette de tissu ou un très gros fil de nylon qui permettra à la partie supérieure du col de résister aux sollicitations qui provoquent son ouverture du fait de l’insuffisance de tonicité de l’isthme. Cette bandelette ou ce fil sera enlevé une fois le 8e mois révolu et si les contractions se déclenchent, afin de permettre l’accouchement.
Si l’existence d’une béance cervico isthmique ne peut être retenue, la pratique de l’hystérographie met en évidence une anomalie ou une malformation utérine. Cette anomalie ou cette malformation peut porter soit sur la cavité utérine elle même, dont le volume se trouve réduit par une cicatrice, soit sur la forme de l’utérus, ce dernier pouvant en effet avoir été déformé par un fibrome à la suite d’une anomalie dans le développement de la cavité qui est alors double ou de forme irrégulière.
Dans ces cas, et dans la mesure où l’on peut attribuer avec certitude les accidents répétés à l’anomalie constatée, on envisage de pratiquer une intervention chirurgicale qui donnera à la cavité ou à l’utérus une forme assez satisfaisante pour permettre le développement de la grossesse. Cette intervention pose souvent des problèmes techniques difficiles. Un résultat entièrement positif risque de ne pas toujours être obtenu, mais c’est la seule attitude à tenir pour espérer obtenir une grossesse normale.
Si une anomalie hormonale semble en cause, c’est, bien entendu, par l’intermédiaire des bilans hormonaux urinaires et, si nécessaire, sanguins, que l’on arrive à mieux connaître le type d’anomalie et à apporter un traitement satisfaisant. La surveillance des dosages hormonaux est pratiquée de façon particulièrement rigoureuse tout au long de la grossesse. Ils apportent, au 1er trimestre, des informations qui permettent de guider le traitement hormonal. En fin de grossesse, ces bilans hormonaux aident à apprécier la vitalité de l’enfant, son développement ou les menaces qui peuvent peser sur lui. En dehors de la grossesse, et s’il s’agit d’avortements précoces à répétition, les dosages de tous les composés urinaires dérivés des produits fabriqués par l’ovaire (mais aussi par les glandes surrénales) permettent de rechercher une anomalie du cycle menstruel et d’apporter une solution (ou tout au moins de permettre d’instituer, dès le début de la grossesse, un traitement aidant à passer le cap difficile).