Le terme en est marqué par la réapparition des règles ou retour de couches ». De nouveau les ovaires se mettre à pondre un ovule, le cycle reprend. Une nouvelle grossesse peut commencer. Chez les femmes qui allaitent, les règles ne reviennent en général qu’à la fin de l’allaitement.
L’utérus, en se rétrécissant, se débarrasse en même temps de la muqueuse épaisse qui enveloppait l’enfant la caduque. Les débris de la caduque qui se déchire en morceaux sont epu1sés en même temps que le sang qui s’écoule de la plaie que le placenta a laissée. en se décollant, et que les cellules mortes provenant de la desquamation du col de l’utérus et du vagin. Tous ces déchets sont expulsés sous forme de pertes : les lochies. Ces pertes, très abondantes les quatre ou cinq premiers jours après l’accouchement, diminuent peu à peu et s’arrêtent au bout de quinze jours environ.
C’est après l’accouchement qu’apparaissaient autrefois des maladies telles que les fièvres puerpérales, la septicémie, les affections des seins, les phlébites.
Grâce à l’asepsie rigoureuse qui préside dé nos jours aux accouchements, aux soins vigilants dont sont entourées les accouchées, enfin aux antibiotiques, ces maladies ont presque totalement été éliminées. Leurs noms redoutables ont pratiquement disparu du vocabulaire des suites de couches. Voici des exemples : autrefois une femme sur 25 avait une phlébite, aujourd’hui une sur 400 ; autrefois une sur 9 était atteinte de fièvre puerpérale, aujourd’hui une à 3 sur 1.000.
Mais pendant que certains organes régressent, d’autres se développent et s’apprêtent à entrer en fonction : ce sont les glandes mammaires. L’organisme, débarrassé de son petit hôte, ne se désintéresse pas pour autant de son sort. C’est encore lui qui va le nourrir pendant quelques mois comme pour atténuer le choc de la séparation.
Deux ou trois jours après la naissance de votre enfant, vous sentirez vos seins se gonfler et durcir. Vous aurez l’impression qu’ils sont congestionnés : la peau se tend et les veines apparaissent très dilatées. Cette sensation d’inconfort sera peut être accompagnée d’une légère hausse de température.
Ne vous en inquiétez pas. Ces manifestations ne sont que les signes extérieurs et sensibles de la montée laiteuse. Vos glandes mammaires s’apprêtent à secréter le lait dont vous nourrirez votre enfant. Voici comment : Pendant la grossesse, ces glandes, sous l’action des ovaires et du placenta, se sont multipliées. De même, les petits canaux qui conduiront le lait au mamelon. L’hypophyse s’est mise â secréter une nouvelle hormone, la prolactine, qui déclenchera la production du lait. Mais cette hormone n’est là qu’en attente. Elle n’agira que lorsque le placenta aura disparu. L’accouchement a lieu, le placenta est expulsé. Le sang transporte la prolactine de l’hypophyse aux glandes mammaires. Elles se mettent alors à fonctionner. Les deux ou trois premiers jours, elles sécrètent un liquide jaunâtre, le colostrum, riche en albumine et en vitamines. Ce n’est que le troisième ou quatrième jour que le lait apparaîtra.
Mais pour que l’hypophyse continue à produire de la prolactine, il lui faut un stimulant. C’est l’enfant qui, en tétant stimulera l’hypophyse et assurera une production régulière de lait. C’est pourquoi l’on n’attend pas la montée laiteuse pour mettre l’enfant au sein. On l’y met dès le deuxième jour pour favoriser cette montée et pour l’habituer à téter. Le colostrum qu’il boit est d’ailleurs excellent pour lui. Il agit comme un léger purgatif et l’aide à se débarrasser du méconium qui se trouve encore dans ses intestins.