La cellule est la plus petite unité de matière vivante qui puisse exister de façon indépendante et se reproduire. Chez l’être humain, elle est le fondement de la vie et constitue le point de départ de toute vie lors de la fécondation. En effet, la somme des activités de l’ensemble des cellules de l’organisme est à chaque instant nécessaire à la survie de l’organisme dans sa totalité.
La cellule se compose de 2 éléments fondamentaux, indivisibles et complémentaires, qui sont le corps cellulaire, baptisé cytoplasme, et le noyau. Leur étude au microscope électronique a apporté une somme d’informations considérable.
Le cytoplasme : C’est au niveau du cytoplasme qu’on trouve individualisés les éléments objectifs de l’activité cellulaire.
La membrane cellulaire : Elle limite en totalité le contenu de la cellule ; c’est elle qui lui confère son individualité. Elle est à la fois une bande de séparation entre le milieu intracellulaire et le milieu extérieur, et le lieu d’association avec les membranes cellulaires d’autres cellules, quand elles concourent à la formation d’un ensemble organisé que l’on appelle un tissu. Si la taille des cellules peut varier dans de grandes dimensions, par contre l’épaisseur de la membrane cellulaire est remarquablement fixe chez l’être humain : 75 angströms (1/10 000 de micron). Enfin, cette membrane cellulaire est une formation généralement malléable, ce qui permet une grande variabilité de forme.
Le hyaloplasme : C’est le milieu cellulaire dans lequel baignent les organites intra cytoplasmiques. Il est séparé du milieu extérieur par la membrane cellulaire, et du noyau par la membrane nucléaire.
Son aspect, sa constitution chimique et les éléments qu’on y trouve varient selon le type de cellules considérées, selon la partie du corps cellulaire que l’on considère et selon la période de la vie de la cellule.
En dehors des organites qui s’y trouvent, il existe, dans la substance qui le compose, des formations filamenteuses et tubulaires procurant à la cellule isolée la possibilité de se déplacer ou facilitant les mouvements à l’intérieur même de la cellule quand celle ci est maintenue en place par l’architecture du tissu.
Le hyaloplasme est ainsi le carrefour de tous les mécanismes et de toutes les substances formées ou éliminées par la cellule vivante.
Le réticulum endoplasmique : Il se compose d’un système de cavités, de citernes, limitées par une membrane. Ces citernes communiquent entre elles et sont en liaison avec une formation creuse s’étendant à toute la périphérie du noyau.
On les trouve particulièrement dans les cellules des glandes, au sein desquelles elles contiennent les produits de sécrétion.
Les ribosomes : Organites d’aspect identique, ce sont de petites particules sphériques soit isolées en chapelet, soit fixées sur la membrane du réticulum.
Les mitochondries : Elles ont été individualisées sous forme de bâtonnets aux extrémités arrondies ; relativement grandes par rapport aux autres organites retrouvés, elles sont creuses mais contiennent, à l’intérieur, de nombreuses cloisons.
L’appareil vacuolaire : Il s’agit d’un système de cavités creusées dans le corps cellulaire, limité par une membrane de taille, de forme et de contenu variables selon le type d’activité cellulaire et le stade de la vie de la cellule auquel on se place.
L’appareil de Golgi : Il s’agit, là encore, d’un système organisé de cavités aplaties et groupées à la périphérie du noyau.
Le centrosome : Encore appelé centre cellulaire, il comprend 2 parties similaires appelées centrioles. Ce sont 2 petits tubes creux dont la présence et l’utilité se révèlent essentiellement lors de la division cellulaire.
Le noyau : Qu’il soit situé au centre de la cellule ou rejeté en un endroit quelconque du cytoplasme, c’est le centre de la vie cellulaire. Il contient les éléments caractéristiques de l’individu dont il fait partie, commande les activités de la cellule et permet à celle ci de se diviser dans un but de maintien, de croissance ou de reproduction.
Le noyau hors de l’interphase : Le noyau en dehors des périodes de division, phénomène appelé interphase, est d’une étude assez malaisée car il apparaît comme formé d’un enchevêtrement d’éléments difficiles à individualiser. Il comprend toutefois 4 éléments morphologiques : la membrane nucléaire, la chromatine, le nucléole, le suc nucléaire.
La membrane nucléaire : Elle a les mêmes caractéristiques constitutives que la membrane entourant la cellule. Elle réalise une enveloppe autour du noyau, percée de pores et en communication avec les cavités du réticulum.
La chromatine : Lorsque le noyau ne se divise pas, elle forme un réseau fibrillaire très enchevêtré mais qui, lors de la division cellulaire, se condense en un certain nombre de bâtonnets appelés les chromosomes. C’est à son niveau que l’on retrouve les acides nucléiques responsables de la transmission de l’hérédité et de la commande des activités de synthèse de la cellule.
Le nucléole : Son observation montre qu’il contient de nombreuses particules. Il est situé à l’intérieur du noyau et a une forme sphérique au contact de la chromatine.
Le suc nucléaire : Son étude montre qu’il est composé, un peu comme le hyaloplasme, d’une solution colloïdal emplissant le reste du noyau et dans laquelle baignent les autres éléments.