La structure de la cellule, en apparence inorganisée, est riche d’activités, mais le moment où son expression apparaît la plus nette est la division cellulaire.
Dans l’organisme, comme dans toute autre cellule, la division part d’une cellule mère, cette dernière donnant naissance à 2 cellules filles qui possèdent la même architecture intime, la même fonction et, au niveau du noyau, le même patrimoine héréditaire. Ceci est vrai pour une cellule, un tissu ou un organisme adulte (dans lequel les différents organes sont parfaitement définis), pour lesquels cette multiplication permet la croissance ou simplement le maintien de l’intégrité de l’organe.
En revanche, chez l’homme, si l’on part de la fécondation, on constate qu’à partir d’une base de quelques cellules semblables, on aboutit, par des différenciations successives, à la réalisation d’organes très divers.
La division cellulaire est donc un principe fondamental de survie. Chaque type de tissu possède son rythme propre de renouvellement. L’observation permet d’identifier 4 temps successifs dans le déroulement de la division, qui aboutit au doublement puis à la distribution par moitié du stock de chromatine.
C’est la disparition de la membrane nucléaire tandis que les centrioles sont placées aux 2 extrémités d’un diamètre du noyau, comme 2 pôles. C’est aussi et surtout la résolution de l’enchevêtrement de chromatine en chromosomes. Ces chromosomes sont des bâtonnets de substance nucléaire de taille variable. lis existent dans la cellule par paires, réunis, pour chaque paire, par un point de contact. En outre, lors de la division cellulaire, chaque
chromosome se divise longitudinalement en 2 éléments appelés chromatides (une paire de chromosomes contient 4 chromatides). Dans cette ire période, la plus longue de la division cellulaire, on voit se tendre, entre les 2 pôles, les lignes très fines d’un fuseau.
Elle succède de façon continue à la précédente : l’ensemble des paires de chromosomes, d’abord éparpillé dans ce qui a été le noyau, se regroupe au niveau de l’équateur de la sphère formée par les 2 centrioles et le fuseau.
C’est à ce stade qu’il est possible, à l’aide de certains produits, de bloquer l’évolution de la division, de détruire la cellule, de recueillir et de photographier les paires de chromosomes. Ainsi peut on vérifier l’existence d’une anomalie dans le stock de chromosomes, anomalie que l’on retrouve éventuellement dans toutes les cellules de l’individu : c’est l’étude du caryotype.
Si la division n’est pas arrêtée à ce stade, on constate que chaque chromosome d’une paire abandonne son homologue. L’un et l’autre (représentant 2 chromatides) vont alors gagner les pôles opposés de la sphère de division.
On arrive enfin à la réalisation physique de cette division cellulaire marquée par l’apparition, au niveau du cytoplasme, d’un sillon qui va se creuser et finalement donner les 2 membranes cellulaires séparant les cellules filles, les 2 noyaux qui apparaîtront ensuite étant situés de part et d’autre de ce sillon. Au niveau nucléaire, c’est la réapparition de la membrane nucléaire et la disparition de l’identité des chromosomes qui redonnent une masse enchevêtrée de chromatine.
L’aspect général chez l’être humain : Il varie selon le sexe. Le type de cellules réalisées et la quantité de cellules produites sont différents mais le processus de la division reste le même.
La différence fondamentale avec la division normale réside dans le fait que chaque cellule sexuelle ne comporte que l’équivalent d’une chromatide, de façon que se réalise, lors de la fécondation, l’appareillement des divers chromosomes. Ainsi la cellule fille née de cette fécondation contiendra t elle un nombre de paires de chromosomes identique à celui d’une cellule normale (nombre caractéristique et invariable pour chaque espèce). La formation de ces cellules reproductrices naît de cellules souches présentes dans la glande considérée. Elles se multiplient puis, arrivées à un certain degré de maturité, subissent les divisions qui les feront devenir cellules reproductrices.
La division réductionnelle : On observe en premier lieu une division dite réductionnelle ; au cours de celle ci, en même temps que la prophase dont la durée est anormalement longue, on peut constater l’absence de duplication des chromosomes. Aussi, dans les noyaux des 2 cellules filles obtenues, n’existe t il qu’un chromosome de chaque paire.
La division équationnelle
Cette cellule, qui ne contient dans son noyau que la moitié des chromosomes initiaux, subit une 2e division analogue à une division normale, mais toujours avec un nombre de chromosomes réduit de moitié. C’est cette dernière cellule qui, par une série de maturations sans division, va se transformer en une cellule fécondante ou fécondable.