Lors de l’ovulation, l’ovule (il s’agit en fait de l’ovocyte de 2 ordre) libéré de l’ovaire est immédiatement recueilli par les franges du pavillon de la trompe. Les cellules cillées de celle ci, par leurs mouvements, vont l’entraîner vers la cavité utérine. Les spermatozoïdes se déplacent aisément dans la glaire cervicale qui est filante au moment de l’ovulation. Ils remontent à travers le col utérin vers la cavité.
Leurs flagelles leur permettent de pénétrer dans les trompes et de se diriger vers le pavillon à contre courant. La rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde a lieu au 1/3 externe de la trompe. C’est la pénétration d’un spermatozdoïde à l’intérieur d’un ovule qui réalise la fécondation.
L’ovule, entouré de sa membrane pellucide, se voit entouré de spermatozoïdes. A un moment donné, un de ces spermatozoïdes traverse la membrane pellucide et pénètre tout entier à l’intérieur du cytoplasme de l’ovule. Les 2 noyaux en présence vont devenir des pronucléus au niveau desquels les chromosomes vont être bientôt individualisés. Entre les 2 pronucléus se tend un fuseau et les 2 séries de chromosomes peuvent s’appareiller ; ils se clivent immédiatement et l’on obtient 2 cellules filles : les 2 premiers blastomères, qui ont un nombre de chromosomes correspondant à l’espèce, mais dont la moitié des informations vient du père et l’autre moitié de la mère.
L’oeuf, fécondé au 1/3 externe de la trompe, se déplace vers la cavité utérine en même temps que son volume s’accroît par un phénomène de multiplication intense des cellules. Quand il arrive dans la cavité, approximativement entre le 7e et le 10e jour succédant à la ponte ovulaire, la muqueuse utérine est prête à l’accueillir et l’oeuf s’est couvert d’une couche cellulaire spécialisée, appelée le trophoblaste, qui est capable de l’amarrer sur la muqueuse et qui est le point de départ de ce qui va être le placenta