A chaque étape, ils sont différents, mais ils apparaissent très tôt en même temps que la naissance. Ce jour là, le nouveau né se trouve tout à coup dans un monde où tout lui paraît hostile. Il vivait dans l’obscurité, il est plongé dans la lumière qui fait mal aux yeux. Il était bien au chaud, il se trouve dans une atmosphère qui lui paraît si glaciale qu’il lui faudra plusieurs jours pour s’y habituer. Il vivait tout nu, on le couvre de vêtements qui le gênent. Il n’entendait pratiquement rien, il fait connaissance avec le bruit. Il était nourri sans avoir aucun effort à faire, il faut maintenant qu’il tette. S’il pouvait, au moment où il se débat au milieu de toutes ces difficultés entendre au dessus de lui ces voix qui disent « Ah, lui, c’est le plus heureux, il ne connaît pas sa chance... », il se révolterait. Il répondrait peut être : Vous ne connaissez pas mes malheurs.
Mais il faut que vous, parents, vous l’y aidiez et que vous compreniez qu’il lui faut de la chaleur, du calme et des égards en plus de l’affection. Pendant les premières semaines, les premiers mois, faites autour de lui une zone de silence et de tranquillité. Ne laissez pas vos amis le tripoter, lui parler sans cesse, l’agacer de mille petites manières qui n’amusent qu’eux mêmes, sûrement pas le bébé. Un bébé ne doit pas être un jouet.