A la veille de la naissance, l’enfant est à sa place dans l’utérus, baignant dans le liquide amniotique (eaux), protégé par de fines membranes. Le cordon ombilical le relie à une masse spongieuse, le placenta. Le col de l’utérus est encore fermé.
La naissance s’amorce : l’utérus se dilate et le col s’efface. On ne le différenciera bientôt plus de l’utérus. Les membranes enveloppant le liquide amniotique entrent légèrement dans l’ouverture.
L’utérus s’est ouvert et la dilatation est complète. La poche de liquide s’est rompue. La tête de l’enfant s’engage dans le col et il se produit un mouvement : pour sortir du bassin, l’enfant tourne la tête.
Le corps suit le mouvement de rotation. Le sommet de la tête de l’enfant touche les muscles tapissant la sortie du bassin, ce qui déclenche un mouvement d’expulsion .
Le sommet du crâne apparaît, puis le front et le visage entier, tourné contre le lit.
Puis le médecin dirige la sortie de l’enfant en le tournant sur le côté, afin de dégager les épaules. L’enfant continue à sortir. Le cordon ombilical sera coupé. Le placenta et les enveloppes seront expulsés en dernier lieu.
Pourquoi un tel accouchement est il redouté ? Parce qu’en fin de travail, il y a toujours une interruption de la circulation sanguine, du fait que le cordon ombilical se trouve comprimé entre le crâne de l’enfant et les os du bassin de la mère. Ceci se produit au moment du passage de la tête dans le col de l’utérus. Il en résulte une diminution de l’apport en sang. Un accouchement par le siège exige donc une surveillance attentive.
Au moment précis de sa naissance, lorsque l’approvisionnement du nouveau né par sa mère est interrompu, le bébé doit s’adapter dans un temps très bref à la transformation totale que constitue le passage de la vie utérine à la vie extérieure. L’échange gazeux, réalisé jusqu’alors au travers du placenta, s’effectuera au niveau des poumons de l’enfant. Celui ci doit donc commencer à respirer. Or, dans l’utérus, l’enfant se trouvait en un milieu particulièrement chaud, à la température du corps de sa mère. Au moment de sa naissance, il est introduit dans une température beaucoup plus froide, celle du monde extérieur. Il court donc un danger de refroidissement.
Lors d’un accouchement normal, cette adaptation se fait sans complications particulières, mais elle est rendue difficile lorsque l’enfant a souffert au moment de la naissance, surtout lorsqu’il est prématuré et que ses organes sont insuffisamment développés.
Si l’accouchement a été trop long ou difficile, le médecin établira un bilan précis de la situation du nouveau né, 1 minute après la naissance, puis 5 à 10 minutes après, en procédant à des tests.
Dès qu’une complication risque d’apparaître, lors d’un accouchement où la tête ne se présente pas la première, le médecin prendra toujours des mesures pour hâter la naissance. Lorsque la dilatation est complète, il peut, sous anesthésie, introduire la main dans l’utérus et saisir l’enfant par les pieds. D’autres fois, il préfère procéder à une césarienne.