La survenue d’une grossesse chez une femme diabétique impose une surveillance foetale toute particulière. A l’égal des affections rénales ou des cardiopathies, la découverte du diabète peut être préalable à la grossesse ou lui être contemporaine (quoique cette dernière hypothèse soit plus difficile à admettre en raison de la modification possible de la régulation des sucres pendant la grossesse).
Lorsqu’on ignore l’existence du diabète, plusieurs éléments peuvent aider à sa découverte :
une obésité pendant ou après la grossesse ; des premiers enfants dont le poids à la naissance était supérieur à 4 kg ; la mort foetale à répétition soit à proximité du terme de la grossesse, soit dans les premiers jours de la vie la connaissance d’une hérédité diabétique.
On peut doser, biologiquement, le taux du sucre dans le sang, qui peut être anormalement élevé, et surtout pratiquer une courbe d’hyperglycémie provoquée. Lors des 3 derniers mois, la surveillance du foetus est particulièrement importante et doit faire cas du contrôle de la hauteur utérine (car un excès de volume du liquide amniotique est fréquemment associé), du contrôle et même de l’enregistrement du rythme cardiaque foetal. Le dosage de l’oestriol et l’examen du liquide amniotique sont, dans ce cas, de moindre intérêt, car ils sont, en général, normaux.
La conduite à tenir pendant la grossesse, en dehors de ces éléments de surveillance, consiste à essayer de combattre l’excès de sucre par le régime et, si nécessaire, par des médicaments dits hypoglycémiants (le seul réellement utilisable pendant la grossesse étant l’insuline). La décision du mode d’accouchement revêt une importance toute particulière, car l’enfant obèse est un enfant fragile ; il convient de discuter le terme (on considère souvent que la 35 semaine est un terme favorable) et de débattre la technique (voie basse ou césarienne).