Chaque père devrait s’arranger pour que son enfant visite les lieux où il travaille et voie ce qu’il y fait. Un père devrait y songer. Il est important d’expliquer à un enfant en quoi consiste son travail en se mettant à sa portée. Certains métiers se prêtent plus facilement que d’autres à une explication. La mère peut aider l’enfant à jouer à « Papa qui travaille ». On peut aussi aider l’enfant’ à faire un livre s’intitulant « Le travail de mon papa ».
Les garçons ont besoin de déguisements pour exprimer les activités masculines, de même que les filles ont besoin de déguisements féminins. Si vous fouillez dans la maison, vous trouverez sans doute pour les petites filles de vieux vêtements. des chaussures. chapeaux et bijoux de leur maman. Mais rien pour les garçons. Il faut fournir au petit garçon des chapeaux. de vieux blue-jeans. de vieilles chaussures, des treillis, des calots. des casques. Une visite dans un magasin de surplus vous fournira ces articles masculins.
Plus importantes encore sont les attitudes du père et de la mère envers leur petit garçon ou leur petite fille. Si une mère est fière non seulement de la féminité de sa fille, mais de la virilité naissante de son petit garçon. tout se passera bien. Il faut qu’une mère admette qu’il est dans la nature d’un garçon de tenir tête, d’être espiègle, chahuteur et grossier. Elle ne doit pas essayer
d’en faire une créature docile, douce et calme qui ressemble à une fille.
Quant au père, il a lui aussi un rôle déterminant à jouer. Il peut apporter au petit garçon les jeux virils et la rudesse qui lui sont nécessaires. Il peut en même temps offrir à sa petite fille la tendresse et la douceur dont elle a besoin pour stimuler sa coquetterie et sa féminité.
Il est bon de garder à l’esprit qu’aucun enfant n’est complètement masculin ou féminin. Sinon, comment pourrait on parvenir à une compréhension réciproque entre les deux sexes ? Nous devons éviter les images stéréotypées telles que : « Il faut être dur et insensible pour être viril », « Les garçons ne pleurent pas », « Les filles n’ont pas besoin de penser ». Nous voulons faire de nos fils des hommes capables de montrer des qualités aussi « féminines » que la compassion et la compréhension des autres. Et nous voulons que nos petites filles deviennent des femmes un peu moins conformistes, plus originales, plus aventureuses, capables de raisonner avec autant de logique qu’un homme.
C’est pour toutes ces raisons qu’il ne faut pas être rigide dans le concept de comportement féminin ou masculin que nous transmettons à nos enfants.
Ceux ci doivent pouvoir manifester des sentiments et avoir un comportement convenant aussi bien au sexe opposé qu’au leur. Qu’un garçon de trois ans s’occupe de la maison, que sa mère lui apprenne à faire de la cuisine ou de la pâtisserie ne lui fera pas de mal. Pas plus que cela ne nuira à une petite fille de jouer avec des camions et des voitures de pompiers si elle le désire. Encouragez vos enfants à se comporter comme on l’attend de leur sexe, mais ne soyez ni rigide ni stéréotypée.