Les spermatozoïdes du garçon héritent donc un chromosome de chacune des 24 paires. Or, l’une de ces paires, celle qui donne le sexe, a un chromosome X et un chromosome Y. Quand la paire se divise, un chromosome X va à un spermatozoïde, un chromosome Y va à un autre spermatozoïde.
Lorsque le garçon procréera et qu’un de ses spermatozoïdes ira féconder l’ovule de la femme, si le spermatozoïde est à chromosome X, l’enfant sera une fille. S’il est à chromosome Y, l’enfant sera un garçon.
Et la mère, direz vous, n’a t elle pas son rôle à jouer ?
Non. La mère n’est pour rien dans le sexe de son enfant, car ses chromosomes sexuels sont tous des X. L’ovule qu’elle produit a donc toujours un chromosome X.
Il y a quelques années, un roi demanda le divorce aux torts de son épouse sous prétexte que cette dernière ne pouvait lui donner d’héritier mâle. Le tribunal fit droit à sa demande, démontrant ainsi son ignorance des lois de l’hérédité : le sexe de l’enfant n’est pas déterminé par la mère mais par le père.
Le dernier n’a d’ailleurs pas la faculté de choisir.
Aux yeux du savant, que ce soit un spermatozoïde X ou Y qui féconde un ovule, c’est le fait du hasard. Et rien ne permet d’espérer qu’on puisse jamais agir sur le hasard : en effet, parmi les milliers de spermatozoïdes que contient la semence mile, comment désigner ceux qui sont capables de produire des filles et ceux qui sont faits pour produire des garçons ; et comment décider que ce sera l’un de ceux du sexe qu’on aura choisi qui fécondera l’ovule ?