La mort du foetus dans la cavité utérine peut survenir à un moment quelconque de la grossesse, par exemple à un terme variable sous la dépendance d’une pathologie maternelle ou de l’oeuf.
L’arrêt du développement foetal peut relever de diverses causes.
Il peut s’agir d’une affection organique transitoire comme l’hypertension, ou fixée comme le diabète, ou d’un accident comme une maladie infectieuse.
Une grossesse prolongée, une forme grave de l’incompatibilité sanguine, un déséquilibre circulatoire entre 2 jumeaux dont le placenta communique, des anomalies du cordon ou des causes génétiques difficiles à déterminer peuvent constituer des anomalies du développement de l’oeuf. A l’occasion de ces manifestations, la vie foetale s’arrête, mais le corollaire n’en est pas nécessairement la destruction immédiate de l’oeuf.
L’absence d’expulsion immédiate du foetus mort s’accompagne, à l’intérieur de l’oeuf, de modifications du foetus, liées à la destruction progressive de ses tissus en milieu aseptique.
Les mouvements actifs, s’ils existaient, ont disparu cliniquement ; le volume utérin n’augmente pas et reste trop faible ; on ne retrouve pas de bruits cardiaques, les pôles foetaux sont imprécis, la radiologie montre alors des anomalies des os du crâne, de la colonne vertébrale, traduisant l’arrêt de l’évolution.
La période de rétention est généralement courte, de l’ordre d’une semaine, mais il arrive qu’elle se prolonge de 1 ou 2 mois. Il importe, alors, malgré le retentissement psychologique qu’un tel phénomène peut avoir sur la femme, de ne pas se livrer à des manoeuvres intempestives, mais d’attendre, autant que possible, le déclenchement spontané du travail.
En règle générale, celui ci survient et se déroule rapidement sans difficultés particulières, mais nécessite, toutefois, une surveillance attentive de la mère.
A l’occasion d’une souffrance foetale au cours du travail, il peut arriver qu’en dépit d’une surveillance attentive, on assiste, impuissant, à la mort de l’enfant. Dans ce cas, quelle que soit la qualité de la surveillance apportée, il est, généralement, impossible d’extraire l’enfant assez rapidement pour pratiquer une réanimation. L’accouchement, même s’il est dystocique, ne pose alors plus de problèmes matériels. Cet accident est devenu exceptionnel ; on le rencontre lors d’une procidence du cordon.