6 à 8 ans, c’est l’âge des premières années d’école primaire et de l’apprentissage de la lecture. Le texte acquiert ainsi sa valeur propre, mais l’image demeure encore indispensable, car l’enfant a besoin d’avoir des points de repère. Bon nombre d’enfants ont des difficultés à apprendre à lire et, de ce fait, ne choisissent pas la lecture comme loisir ; ils préfèrent jouer ou pratiquer une activité sportive.
Il est important que l’apprentissage de la lecture se fasse de manière satisfaisante, parce qu’il conditionne, bien souvent, toute la suite des études. C’est en classe que l’enfant apprend à lire, mais c’est à la maison et en partie grâce à votre aide qu’il doit apprendre à aimer la lecture. Donnez lui des livres qui éveillent sa curiosité et correspondent à ses préoccupations.
Au début, il est normal que le jeune lecteur sollicite beaucoup ses parents, en leur demandant des explications à propos de termes qu’il ne comprend pas. Tâchez de répondre à votre enfant, même si vous êtes occupée, car si vous le repoussez, il risque de se cantonner à des ouvrages faciles ne lui demandant aucun effort.
En principe, l’enfant devrait être capable de lire couramment et de comprendre parfaitement le sens d’un texte. En réalité, bien des enfants de cet âge ont encore du mal à se concentrer suffisamment longtemps sur un livre. Ils saisissent déjà, néanmoins, le sens de termes abstraits qui désignent des sentiments, par exemple.
Conseillez leur des lectures dans lesquelles ils trouvent l’écho de leur désir de grandir et de s’affirmer. Signalons que c’est pour cette tranche d’âges que l’on trouve les ouvrages les plus mièvres et les moins bien écrits ! En vous documentant, notamment, dans les bibliothèques, vous trouverez de très bons romans, qu’ils liront avec le plus grand plaisir. Voici quelques titres de romans venus de différents pays :
Il est également conseillé de leur donner des ouvrages documentaires sur les arts, l’histoire, les animaux, etc.
Pour les enfants de 8 à 10 ans, voiciquelques autres titres d’excellents ouvrages :
De tout temps, les enfants se sont intéressés à ce qui se passe ailleurs ; leur curiosité est tenue en éveil par un dépaysement quel qu’il soit : qu’il s’agisse de l’histoire d’un petit Egyptien au temps des pharaons, de la vie des Esquimaux, ou de l’évocation du monde futur tel que l’imaginent les scientifiques ; les voilà fascinés.
Livres de nature et d’animaux, romans géographiques, de science fiction ou historiques, tous les ouvrages d’évasion sont sources de réflexion et de rêve pour les enfants.
Dans bon nombre de livres pour enfants, les animaux participent activement au récit, soit en tant que comparses, soit en tant que héros, et cela n’est pas un hasard. En effet, presque tous les enfants aiment les animaux ou tout au moins aiment en entendre parler. Ils se sentent souvent plus concernés par les malheurs qui leur arrivent que par les drames qui agitent le monde des adultes, mieux armés pour se défendre. Toutefois, cet attachement aux animaux a d’autres raisons : les compagnons à quatre pattes (chiens, chats), les canaris et les poissons rouges doivent une partie de leur charme au fait qu’ils sont des interlocuteurs muets et que l’enfant peut inventer avec eux, ou pour eux, des dialogues à la mesure de son imagination. De plus, conscients de la faiblesse et de la dépendance des animaux, les enfants ont tendance à s’identifier spontanément à eux, et c’est un peu leur propre histoire qu’ils croient retrouver dans les histoires d’animaux qui leur sont proposées.
Cela explique en partie le succès, auprès de tout jeunes, d’ouvrages tels que (Le Livre de la Jungle) de R. Kipling ou « Le Lion » de J. Kessel, qui racontent une amitié profonde entre un enfant et des animaux réputés féroces.
Des attachements de cette profondeur sont longs et difficiles à obtenir, mais l’auteur met l’accent sur la fidélité animale qui, une fois acquise, est indéfectible. Bien évidemment, ce type de production littéraire est diverse et inégale.
Signalons, enfin, qu’il existe des livres qui, sans être des ouvrages didactiques, racontent des histoires où il est question d’animaux avec une telle profusion de détails quant à leur vie et leurs moeurs qu’ils en viennent à présenter l’inappréciable avantage d’instruire tout en distrayant.
Les livres pour enfants pullulent également d’animaux qui pensent, parlent et agissent comme des humains, n’ayant que le nom et la forme d’un animal.
Depuis « Les Fables » de La Fontaine, les animaux raisonneurs sont légion dans la littérature et les enfants en sont toujours fascinés.
Walt Disney a donné un renouveau à ce genre déjà largement exploité et a poussé à l’extrême la caricature animale. Si les personnages jaillis de son imagination ne sont pas tous très puissants, il n’en reste pas moins vrai que Mickey Mouse, Donald Duck ou le chien Pluto sont des modèles du genre.
Les albums de Babar, rédigés par J. de Brunhof, tiennent également une grande place dans le bestiaire enfantin. On leur a parfois reproché de donner une image erronée de la vie animale : mais c’est prendre les enfants pour beaucoup moins intelligents qu’ils ne le sont en réalité. Ils sont en effet capables, même très jeunes, de faire la différence entre le vrai, le vraisemblable et les divagations imaginaires.