Elles sont très utiles, car elles permettent à l’enfant de se lier avec d’autres personnes et de projeter sur elles des sentiments qu’il n’attribuait qu’à ses parents.
Ces sorties lui permettent d’échanger des idées, des opinions avec des jeunes de son âge et d’élargir ainsi, d’une part son centre d’intérêts, d’autre part son raisonnement, et de fortifier son jugement et son sens critique.
Il est nécessaire que l’enfant sorte de son milieu familial. Il en a besoin pour son bon équilibre psychique et pour former et affirmer sa personnalité.
Les amis sont une source de rencontres, d’échanges d’expériences vécues, de confrontations « intellectuelles » ou physiques qui lui permettent une meilleure adaptation à la vie sociale.
Elles sont un moment de détente où l’on récupère physiquement et psychiquement. On fuit la ville pour pouvoir retrouver la nature, le grand air. C’est une période où l’enfant a besoin de liberté et d’espace.
Les vacances lui permettent de développer son esprit d’observation, ses connaissances vivantes et concrètes qui complèteront et illustreront les cours scolaires.
Passer ses vacances avec ou sans les parents dépend essentiellement de l’âge de l’enfant.
Le tout petit enfant a besoin de sa famille auprès de lui, le séparer d’elle risquerait de lui être néfaste et ses vacances n’auraient pas le bon résultat que l’on escompte toujours. Il risque fort de se sentir plus ou moins abandonné et de devenir triste, morne, anxieux.
Si les parents ne peuvent pas prendre de vacances et désirent envoyer leur enfant au grand air, il est préférable de rechercher dans l’entourage de l’enfant une personne qu’il connaît bien et qui attire sa sympathie.
Lorsqu’il se trouve dans sa famille, chez des amis de ses parents ou chez des petits camarades, les vacances se passent généralement bien. Le séjour ne doit, cependant, pas être trop long car, très vite, le jeune enfant réclame ses parents et ses frères et soeurs.
Chez des gens qui lui sont vraiment étrangers, l’adaptation est plus longue, plus dure, et risque parfois de ne pas se faire.
Pour l’enfant plus grand, le problème n’est pas le même. Il est souvent ravi d’aller passer ses vacances hors du cercle familial avec d’autres camarades dans les colonies de vacances, les camps ou lors d’une invitation chez des amis. Les enfants très délurés, très sociables sont très satisfaits de cette solution. Pour ceux qui sont timides, émotifs, généralement moins aptes à la vie collective, il leur est très difficile de s’adapter à la vie de colonie, d’où leur nostalgie rapide du foyer familial.
Il faut cependant reconnaître que la vie en collectivité, que ce soit à l’école ou dans les camps de vacances, complète l’éducation familiale. Les rapports que l’enfant a dans sa famille et en collectivité ne sont pas identiques, mais complémentaires.
Dans sa famille, l’enfant est individuel, égoïste, intransigeant, tandis qu’en collectivité, il sera plus dépendant des autres, donc d’esprit plus collectif, plus altruiste.
La période des vacances est un excellent moment pour que l’enfant fasse l’apprentissage de la liberté et prenne des responsabilités. Ce sont les premiers pas pour acquérir de l’assurance et une certaine maturité qui iront en se développant sans cesse.
Ils permettent à l’enfant de former son esprit, de développer son corps et ses goûts, d’exercer son habileté, son intelligence, d’accroître ses réflexes, d’affermir sa personnalité et d’éveiller son jugement.
Les jeux servent surtout à délimiter les formes, l’espace et les couleurs. Ce sont les jeux d’emboîtage, tels les cubes gigognes, les maxi perles que l’on enfile, le ballon.
adresse qui s’affirme et à leur sens artistique. Ils doivent permettre à l’enfant de construire, de créer, de faire des manipulations, de s’exprimer ; ce sont donc des jeux de construction en bois ou en matière plastique du type des cubes ou briques de plastique.
Il existe aussi des « clous » de différentes couleurs permettant de faire des dessins « mosaïques », des perles, des objets que l’on peut démonter puis remonter, des jeux d’encastrement. Pour les garçons, les premiers petits établis permettent d’exercer l’habileté de ces futurs bricoleurs.
Les puzzles sont d’excellents jeux éducatifs. Il en existe pour toutes les capacités. Certains n’ont que 2 ou 3 pièces, d’autres en ont plusieurs dizaines et même plusieurs milliers. Ils font appel à la notion de l’espace, des formes, de la logique élémentaire. Ils demandent une certaine concentration, de l’attention et beaucoup de patience.
Pour l’enfant, la vie est un jeu. Tous les jouets qui permettent d’imiter les grandes personnes peuvent être considérés comme jouets éducatifs puisque, grâce à eux, l’enfant s’exerce, répète se prépare à sa vie future d’adulte.
Les jeux de construction sont toujours appréciés, mais doivent être plus élaborés, plus compliqués.
Les lotos permettent à l’enfant d’enrichir ses connaissances (lotos des fleurs, des métiers, des oiseaux, etc.).
Pour l’enfant plus âgé, viennent les jouets dits scientifiques qui l’initient au fonctionnement d’un ordinateur, lui permettent de réaliser quelques expériences chimiques élémentaires ou de faire certains montages.
C’est aussi l’âge pour les jeux à base de questions d’histoire, de géographie, d’arts, d’actualité, etc.
A cette époque, on s’intéresse à des choses très particulières et on fait les premiers herbiers ou les premières collections de timbres poste ou de papillons.
Il est très important de donner à un enfant des jouets correspondant à son éveil psychomoteur. Lui donner des jouets trop difficiles, trop élaborés pour lui, le découragerait et il perdrait confiance en ses possibilités.
Il permet à l’enfant de s’extérioriser, d’exercer son habilité, son goût artistique, et de s’exprimer, de se défouler psychologiquement ; aussi les psychologues accordent ils une grande valeur aux dessins d’enfants lors de leurs tests.
Avant que l’enfant sache lire, c’est la mère qui raconte les histoires tout en feuilletant un livre d’images pour illustrer son propos. Plus tard, c’est l’enfant lui même qui découvre le contenu des livres et, de cette façon, enrichit son vocabulaire, ses connaissances, son orthographe. Le rôle des parents et des éducateurs est donc primordial quant au choix des livres.
C’est à l’heure actuelle, un mode de diffusion très important de la pensée, des connaissances, qui apporte à l’enfant un flot d’informations que les parents doivent contrôler. Elle est attrayante, très vivante, et lui permet de renforcer ses rêves, d’affermir ses connaissances et, parfois aussi ses craintes, ce qui est beaucoup plus dangereux.
La pratique d’une discipline physique, impliquant un effort du corps et de l’esprit, peut être considérée comme un jeu ou une activité éducative puisqu’elle entraîne un développement harmonieux de l’enfant.
Le sport permet de se mesurer à d’autres en effaçant toutes les barrières sociales. L’enfant peut y acquérir une bonne maîtrise de ses gestes et de sa force, ce qui l’aide à avoir confiance en lui et, de plus, développe souvent un sens moral aigu.
Le sport fait travailler l’appareil respiratoire, les muscles, le système nerveux et le système cardiovasculaire. Il faut cependant éviter les sports très violents ou ne faisant travailler qu’une certaine partie du corps.
Le plus complet est la natation qui est recommandée à la plupart des enfants.
Tous les sports de plein air sont généralement bons, tels l’athlétisme, la marche, le ski, la gymnastique.
Jusqu’à l’adolescence, c’est à dire vers 16 17 ans, il est préférable d’éviter toute compétition qui demande une discipline de fer, un entraînement intensif que le corps d’un enfant ne peut supporter sans « dommage », car il n’a pas encore atteint un développement général suffisant et satisfaisant.