On doit envisager successivement les traitements médicamenteux, les conseils éducatifs, les différentes formes de psychothérapie.
Il s’agit simplement de citer quelques exemples ; il est très important de reconnaître et de rééduquer une infirmité sensorielle, une dyslexie, une débilité motrice.
En dehors de ces cas spécifiques, de très nombreuses médications agissent sur le système nerveux central et par conséquent sur le psychisme. Ces médications, lorsque leurs indications sont judicieusement posées ne doivent pas apparaître comme un palliatif et doivent être utilisées sans crainte. Elles peuvent être associées à d’autres formes de traitement, en particulier, psychologiques. Les médications psychotropes sont de plusieurs types :
L’amour et l’autorité doivent s’équilibrer pour prévenir des désordres affectifs et des troubles du comportement.
Il est inutile de souligner l’importance de l’amour maternel ; mais il faut préciser le rôle extrêmement important du père surtout chez l’enfant plus âgé.
L’autorité n’est pas en contradiction avec l’affection. Elle confère aux parents leur dignité, leur puissance dont l’enfant a besoin. Chez lui, il n’y a guère d’affection sans respect.
L’autorité n’est pas le domaine exclusif du père. En fait, son rôle dans ce domaine est d’abord réduit pendant la première enfance pour croître ensuite. Bien entendu, l’autorité doit être exercée avec la modération nécessaire et dans un esprit de justice auquel l’enfant est très sensible. Les châtiments corporels ne sont pas du tout obligatoires. Les sanctions doivent être essentiellement orales et proférées avec une indispensable impassibilité.
Elles sont difficiles à corriger par une simple consultation chez le médecin ; les parents peuvent se dérober sous une apparente collaboration. Bien souvent, il est nécessaire que les contacts soit répétés, constituant ainsi une courte mais authentique psychothérapie. Ils pourront lever un forcing alimentaire, un forcing scolaire, adapter une meilleure ambiance pour un enfant dyslexique ou aux efficiences intellectuelles faibles, etc. La natation, le scoutisme, les sports d’équipe, la colonie de vacances, la cantine sont souvent très utiles.
Les parents doivent jouer un rôle affectif majeur comme le développement de liens nouveaux et valorisants, une sortie en « tête à tête » entre le père et le fils par exemple. Cette sortie offrande, doit être gratuite c’est à dire libérée de la vieille notion de récompense, inattendue, inopinée, sans référence aux méfaits éventuels passés ou futurs de l’enfant ; ces sorties en exclusivité valorisent l’enfant, le rassurent sur le sentiment de ses parents, lui laissent des souvenirs. De leu côté, les parents apprennent à mieux connaître l’enfant qui n’est plus un « nerveux » ou un « coupable », mais un insatisfait.
Si des situations géographiques l’imposent, les enfants la comprennent très bien lorsqu’elle est entourée de certaines précautions psychologiques.
Trop souvent, l’internat est la condition d’enfants gravement abandonnés, ou simplement rejetés sur le plan affectif. Elle peut également représenter une démission éducative de la part des parents.
La mise en pension est une solution ultime, lorsqu’il faut protéger un enfant d’un milieu familial particulièrement perturbant et lorsque le rendement scolaire laisse à désirer de façon permanente malgré de brillants moyens.
La meilleure place de l’enfant est au foyer. Les parents auront les enfants qu’ils méritent, autant pour les avoir façonnés, que pour leur avoir légué une partie de leur patrimoine génétique.
La psychothérapie individuelle est « l’art de guérir grâce à un moyen psychologique qu’est le dialogue ». Il est sûr que, chez l’enfant, le dialogue ne suffit pas et doit s’aider de jeu et de dessins, sources d’intérêt et de contact.
Elle peut être réalisée de différentes manières : directive (elle s’apparente à des conseils pédagogiques), d’expression (elle aidera l’enfant à exprimer ses difficultés et s’en libérer), de relation (l’enfant établit un lien affectif avec le psychothérapeute), psychanalytique (difficilement applicable chez l’enfant).
En présence de troubles du comportement, la psychothérapie ne doit pas être considérée comme une panacée, et son indication ne doit pas être automatique. Elle doit être nécessaire dans les cas qui relèvent de mesures franchement plus importantes que les conseils éducatifs et la prescription temporaire d’une médication. Elle doit être possible et les chances de son bon déroulement appréciées avec réalisme, tenant compte du niveau intellectuel, de l’attitude, du bon vouloir de l’enfant, et de la collaboration des parents. Enfin, elle doit être utile, et non prescrite dans les cas où, à l’évidence, elle est vouée à l’échec, le problème en cause étant en complète disproportion avec la solution proposée (c’est le cas des carences éducatives totales, des familles dissociées, ou de conditions de vie tout à fait anormales).