Lorsque l’accouchement vient de se terminer, la femme fait un séjour d’encore 2 ou 3 h en salle de travail ; elle séjournera ensuite à la clinique une dizaine de jours pendant lesquels elle pourra être surveillée du point de vue médical, se reposer et apprendre à mieux connaître et élever son enfant.
L’accouchement se termine dès que la délivrance est faite, la suture d’une éventuelle épisiotomie pratiquée et la rétraction utérine constatée. La surveillance médicale essentielle est celle de la tension artérielle et de l’hémorragie physiologique (si la délivrance ne s’est pas faite spontanément, une délivrance artificielle aura été pratiquée). Une mauvaise rétraction utérine, la persistance d’une hémorragie d’abondance anormale ne cédant pas aux traitements habituels, doivent faire redouter, malgré l’examen soigneux du placenta, une rétention partielle, qui pourrait rendre nécessaire, sous anesthésies générale, une révision utérine selon la même technique que la délivrance artificielle.
La surveillance médicale quotidienne permet de vérifier le bon état général de l’accouchée, l’état de rétraction de l’utérus et l’abondance des pertes physiologiques persistantes. On donnera les soins nécessités par une cicatrice d’épisiotomie ou de césarienne. La surveillance de la montée laiteuse, si la femme désire allaiter, s’exercera à chacune des tétées.
Un lever précoce s’impose, dans tous les cas, pour éviter l’apparition d’une phlébite des membres inférieurs.
L’allaitement maternel est, certainement, une condition indispensable au bon développement de l’enfant ; sa pratique n’entraîne pas, nécessairement, une détérioration esthétique de la poitrine de la mère. Le désir d’allaitement est variable selon les femmes ; il est possible, par certains médicaments, de couper la montée laiteuse lorsque l’allaitement est refusé, mais il faut savoir que cet allaitement est très recommandé si l’enfant est d’un poids inférieur à la moyenne.