On appelle maladie conjugale des troubles fonctionnels divers (digestifs par exemple) liés à un conflit conjugal. Or, de nombreuses études ont démontré qu’il n’existait pas de couple sans conflits. Pour preuve à cette affirmation, le nombre de couples venant en consultation dans les centres de conseil conjugal ne cesse d’augmenter.
La maladie conjugale est un ensemble de symptômes traduisant un conflit sous jacent entre les deux partenaires du couple. Mais comment savoir si le symptôme est la traduction d’une maladie personnelle ou d’une pathologie conjugale ? Il y a là pour le médecin un problème très complexe.
Ce sont les formes de début qui sont les plus difficiles, mais aussi les plus intéressantes à reconnaître. Le conflit conjugal est latent, le patient n’y fait jamais allusion. Les troubles sexuels sont rares à ce stade. Le malade se plaint, en général, de fatigue, de douleurs atypiques, de dépression. Il évoque son travail, les moyens de transport, sa belle mère et le conflit reste masqué. Mais l’alcoolisme, s’il est récent, et surtout s’il survient chez une femme, est très souvent un des premiers symptômes qui est la conséquence de la maladie conjugale. Dans sa forme typique, tous les symptômes fonctionnels que l’on qualifie de psychosomatiques peuvent être rencontrés dans la maladie conjugale. Toutefois, deux d’entre eux sont retrouvés avec une très grande fréquence. Ce sont les troubles sexuels et les troubles digestifs.
Le traitement consiste à rétablir la communication entre l’homme et la femme, tant au niveau verbal que sensoriel. Or, un couple est formé de deux personnes qui ont leur personnalité propre, et qui communiquent entre elles. Chaque couple a un système d’échange particulier, et le conflit doit être interprété dans cette optique, ce qui n’est pas toujours facile pour le médecin,
Il existe quatre formes principales de structures du couple :
Le médecin doit adopter une attitude de bienveillance et d’écoute qui permet au patient de s’exprimer. Il doit également éviter de soigner à tout prix le symptôme qui sert au malade à s’s exprimer » face à son conjoint, à la société et à son médecin.
Il faut essayer de ne pas laisser s’installer dans le couple une lassitude sexuelle qui est l’une des causes de la maladie conjugale. L’acte d’amour doit rester un moment privilégié et il ne faut pas hésiter à apporter un peu d’érotisme et d’inattendu afin d’entretenir le désir sexuel.